Tout au long de ma scolarité, le dessin a toujours été présent mais tout le reste prenait de plus en plus d’importance dans ma vie et la possibilité d’en faire un métier ne m’avait jamais effleuré l’esprit. L’idée a commencé à prendre forme bien plus tard, après deux années d’université, lorsque j’ai découvert quelques écoles d’arts de ma région.
« Tout artiste était d’abord un amateur. »
Ralph Waldo Emerson
Après quatre années dans l’une des écoles d’art de Bordeaux, j’avais des rêves pleins la tête et souhaitais devenir illustratrice numérique. J’avais également acquis des notions de peinture dont je ne pensais pas me resservir. En parallèle, mon amour des livres me poussait à écrire, parfois sans réel but, mais quelque chose me manquait toujours cruellement. Le concret. L’objet. La matière.

Les outils numériques sont formidables mais avoir un objet en main est aussi très plaisant.

Une toile posée sur son chevalet a un certain charme, ce qui explique aussi mon logo.

En peinture ou dans d'autres disciplines, modeler la matière a un petit côté magique.
Il m’a fallu du temps pour comprendre que créer des dessins via mon stylet et ma tablette graphique ne me suffisait plus. J’avais besoin de m’exprimer plus pleinement, plus largement, que se soit pour aborder des sujets qui me tiennent à cœur ou pour développer mon sens de l’esthétique. Le besoin de création est parfois difficile à cerner. Quant au métier d’artiste peintre, je le pensais réservé à des gens à part et de ce fait, l’idée de me lancer sérieusement dans la peinture a elle aussi mit du temps à se formuler.
Voilà un petit aperçu de mon atelier. Il est petit mais très fonctionnel !
Mais une fois dans un coin de ma tête, elle s’est mise à germer et à s’imposer, avec de plus en plus d’insistance au point que je me lance dans mes premières toiles sans réellement savoir où j’allais. Aujourd’hui je sais où je vais, et avec quel médium. Je sais ce que j’aime et ce que je veux faire. Créer, partager, et pourquoi pas, faire naître des émotions !
Un équilibre que j’associe aux zigs. Ce mot n’existe pas seul en français, je l’ai coupé de son zag pour désigner les motifs récurrents présents sur chacune de mes toiles. Ils sont la synthèse de mon amour des livres et de mon amour des images. Ils sont un labyrinthe qui soutient tout le reste. Les couleurs. La matière. Les textures. La lumière. Les proportions. Le cadrage. Les points…
Tout ça forme un langage visuel.
Tout ça, c’est pour faire parler la toile.
Et j’espère que vous l’entendrez.